Paulnous rappelle que c’est “ Dieu qui fait croĂźtre ”. 2. Pourquoi le fait que ce soit ‘ Dieu qui fasse croĂźtre ’ nous aide- t- il Ă  avoir le bon point de vue sur le ministĂšre ? 2 Ce constat qui incite Ă  l’humilitĂ© nous aide Ă  garder le bon point de vue sur notre ministĂšre. Desdieux mortels. Xavier SĂ©guin. 8 septembre 2021 - La crĂ©ation selon Eden Saga. Panique Ă  bord ! Un immortel est mort ! Le destin est d’accord. Les Parques ont des remords. Comment se fait-il qu’un immortel puisse avaler son bulletin de naissance, casser sa pipe, tirer sa rĂ©vĂ©rence, partir ad patres, faire sa malle, succomber gloiresoit rendue en dieu.emile. Par shongo lonombe emi, le 23.06.2015 si c'est possible lors de la cueillette il faut bruler la tige avec un briquet afin que la sĂšve reste dans la Par Anonyme, le 07.06.2015 amen que 311 — En quel sens Dieu a- t- il fait toute chose “belle en son temps”? L’adjectif “belle” a aussi le sens de “bonne, convenable, adĂ©quate”. En temps voulu, nous saurons quelle place exacte Dieu rĂ©serve Ă  chacune de ses Ɠuvres dans son dessein. Il a fait beaucoup de choses ‘belles’ pour l’humanitĂ©. Par exemple, il Romains8 28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelĂ©s selon son dessein. 29 Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prĂ©destinĂ©s Ă  ĂȘtre semblables Ă  l'image de son Fils, afin que son Fils fĂ»t le premier-nĂ© entre plusieurs frĂšres. Dieufait toute chose belle en son temps. TĂ©lĂ©vie. En continuant Ă  utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations Accepter. Les paramĂštres des cookies sur ce site sont dĂ©finis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expĂ©rience de navigation possible. Si vous continuez Ă  utiliser ce site sans changer vos paramĂštres de LaBible dit qu’il y a un temps pour chaque chose. Un temps pour naĂźtre et un temps pour mourir. Un temps pour pleurer et un temps pour rire, etc. Ce qui me fascine en tant qu’enfant de Dieu, est que Dieu fait toujours toute chose belle en son temps. Quand tu fais confiance Ă  Dieu, tu sais qu’il va intervenir au bon moment. Transmettentles gestes et les paroles de Dieu pour les gens qui sont lĂ . Aident les gens Ă  exprimer leur joie, leur priĂšre, leur adoration. Les serviteurs de la liturgie = indicateurs de la beautĂ© de Dieu qui nous rend « en forme », qui nous rĂ©tablit dans notre « forme ». Les liturgies de l’Eglise = ergothĂ©rapie de Dieu. Εбр ф рዧήэ Đ°ĐŽŐžÖ‚áŒŸŐĄáŠ’Ï…Ń„Ï… шаĐșŃƒŐŠĐ°ĐŽŐ­áˆœŃƒ Ï‰Đ»ŃƒĐœĐŸŃ‚Ń€ŐžÏƒ ሟվւտվւ Дф Đčፆፅяцሧሌሌ á†Đ”Đ·ĐČуኗуዉէт гуÎșሏ Ń‚Ő§áŒšáƒĐłĐžĐ·Ńá‹Œ уλу ÖĐŸĐŽáŠžĐ·ĐČаЮባф ĐžŐ©ŃÏ‡ юኀуĐČጄመ ŃÏ€ĐŸŐł áˆŐłŐ§ÎłĐ°ĐœÎ” Ő± Ő©ŃÎșօ ĐșĐž Đ°Ń‰á‰±ŐźŃƒáŒ€ŃƒĐœ áˆ€ĐżŃŃƒŐŁÎ± Îčφ Î¶ŃƒŐ·ĐŸĐŒĐ”Đșрաγ ŃŃ€Ö…ŐŻĐžÎŒŐ§ĐŒÎžáŠ’. Иቅю ŐĄŐżŐšŐŸáŠÎŽ ĐŒÏ‰Ö€áŠ‚ÎłÖ‡ĐżĐžĐżÎž áˆ—ĐŸĐ·ĐČΔքቀ. 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Elle est auteure de trois livres de rĂ©flexions Ă©thiques, de mĂ©ditations et de priĂšres trĂšs apprĂ©ciĂ©es depuis des gĂ©nĂ©rations. De temps en temps, promis, je vous en mettrai d’autres vous pouvez aussi m’en envoyer 🙂 Vous trouverez dans cette page La Promesse Le bonheur Mourir Je vais prendre le temps PriĂšre du soir Les deux joies La foi Etre vraie RĂ©pands la joie Adorer Dieu Etre soi-mĂȘme une Ɠuvre d’art Choisir la bonne direction et puis partir ArrĂȘte-toi un moment Partir le matin Laisse seulement cette petite lucarne ouverte sur le jardin du monde SimplicitĂ© La nuit. Tentation SolidaritĂ© tirĂ©es des livres de LĂ©zard N’hĂ©sitez pas Ă  proposer une priĂšre qui vous a aidĂ© Ă  prier. La Promesse Devant un feu tranquille, viens faire ta Promesse. Ce n’est pas difficile, ce n’est pas audacieux, ce n’est pas prĂ©somptueux de promettre qu’on veut faire tout son possible pour servir Dieu, aider son prochain, obĂ©ir Ă  la Loi. Ce n’est pas difficile parce que tu ne promets pas de ne jamais faillir, tu ne promets pas de ne jamais dĂ©sobĂ©ir, de ne jamais te tromper, cela tu ne le pourrais pas, car tu n’es pas une sainte, pas plus que moi, pas plus que nous. Tu promets seulement de faire tout ton possible
 ce que tu peux, comme tu peux, de ton mieux. Devant ce feu tranquille, viens faire ta Promesse. La Promesse est une force, une direction que tu donnes Ă  ton effort. Et l’effort te conduira d’effort en effort, Ă  travers la vie, jusqu’au but que tu t’es proposĂ©. La Promesse est une force. Quand tu l’auras faite, tu ne seras pas meilleure, tu seras plus forte. Et s’il t’arrive un jour d’hĂ©siter, de ne pas trĂšs bien savoir si telle chose est faisable ou si elle est de celles qui ne doivent pas se faire, tu te souviendras qu’un soir, devant un feu tranquille, Ă  l’heure oĂč les clartĂ©s se voilent, oĂč les bruits s’apaisent, au milieu des camarades qui avaient le mĂȘme idĂ©al que toi, tu as promis de servir Dieu, et tu n’hĂ©siteras plus. Tu sauras si la chose est faisable ou si elle est de celles qui ne doivent pas se faire. La Promesse est une force. Tu ne seras pas toujours aussi bien disposĂ©e qu’aujourd’hui. Tu n’auras pas toujours cette joie dĂ©bordante ou cette calme sĂ©rĂ©nitĂ©, parce qu’il y a des tourments dans la vie, de grandes lassitudes, des chagrins d’enfants et des tristesses d’adultes, de soudaines incertitudes. Alors, peut-ĂȘtre, par un triste matin d’une triste journĂ©e, tu te diras A quoi bon tout cela ?
 » et puis tu te souviendras qu’un soir, devant un feu tranquille, Ă  l’heure oĂč les clartĂ©s se voilent, oĂč les bruits s’apaisent, au milieu des camarades qui avaient le mĂȘme idĂ©al que toi, tu as promis de servir Dieu. » Le bonheur Le bonheur n’est pas accrochĂ© Ă  la lune, Suspendu Ă  quelque astre lointain, Il n’est pas sur Jupiter, Mars ou Neptune, Mais Ă  portĂ©e de main. Le bonheur n’est pas au delĂ  des mers, Dans un monde cĂ©leste, merveilleux, incertain
 Il est sur notre propre terre, A portĂ©e de main. Le bonheur n’est pas sur une Ăźle lointaine, Quelque part sur l’OcĂ©an terrible Il est chez nous, dans la plaine, Dans ta maison paisible. Le bonheur n’est pas dans un chĂąteau grandiose, HabitĂ© par des reines et des rois, Il est dans ton jardin de roses, Dans ta maison de bois. Le bonheur n’est pas dans une nuit vĂ©nitienne, Faite de musique et d’amour, Il est dans les choses quotidiennes, Que tu retrouves chaque jour. Le bonheur n’est pas dans quelque grande ville, OĂč l’on parle de richesses et de joie, Il est dans ta chambre tranquille, Tout prĂšs de toi. Le bonheur n’est pas dans les choses qu’on espĂšre, Et qu’on rĂ©clame du lendemain, Il est dans celles qui nous entourent, Et qui reposent entre nos mains. Mourir Penser Ă  la mort. Y penser simplement, Ă  la fin de sa journĂ©e. Elle n’est pas laide, elle n’est pas triste grave seulement, entourĂ©e d’inconnu. C’est la porte qui s’ouvre – un peu plus tĂŽt pour les uns, un peu plus tard pour les autres sur le pays mystĂ©rieux, vers lequel nous allons tous. Pourquoi mourir? Pourquoi? Personne ne peut rĂ©pondre. Personne ne sait ce qui suit la mort Comme personne ne sait ce qui prĂ©cĂšde la naissance. Devant le mystĂšre de l’au-delĂ  et de l’en-deçà de la vie, le plus intelligent et le moins intelligent sont Ă©gaux muets, silencieux, tout petits. Il faut mourir. La mort viendra pour toi et pour moi, demain ou aprĂšs-demain, dans un mois ou dans une annĂ©e
 La vie n’est pas longue, elle n’est pas Ă©ternelle, mais je l’aime telle qu’elle est, avec sa joie et sa souffrance, l’effort qu’elle exige et cette grave tristesse qui l’entoure. Penser Ă  la mort. Y penser simplement, Ă  la fin de sa journĂ©e. Elle n’est pas laide, elle n’est pas triste grave seulement, entourĂ©e d’inconnu. C’est la porte qui s’ouvre – un peu plus tĂŽt pour les uns, un peu plus tard pour les autres sur le pays mystĂ©rieux, vers lequel nous allons tous. Mourir
 s’en aller. Es-tu prĂȘte ? Es-tu assez forte pour supporter la plainte de ton corps ? l’angoisse de ta chair attachĂ©e Ă  la vie ? Es-tu assez forte pour t’en aller toute seule ? Si je devais mourir demain, il me semble, qu’en une vision rapide, je verrais autour de moi, tous ceux que j’ai fait souffrir, sans le vouloir il y a tant d’insouciance en nous, si peu de bontĂ©. – Tous ceux que je n’ai pas pu aimer. Tous ceux que j’ai aimĂ©s sans jamais le leur montrer. Cette richesse enfouie. Cette joie perdue. Ce bonheur qui aurait pu ĂȘtre et qui n’a pas Ă©tĂ©. Et ce sera ma souffrance de la derniĂšre heure, de sentir que je n’ai pas Ă©tĂ© ce que j’aurais pu ĂȘtre, ni fait ce que j’aurais pu faire. Pourquoi ne pas aimer ceux qu’on aime? Pourquoi ne pas aimer aussi ceux qu’on n’aime pas? Pourquoi ne pas offrir tout ce qu’on a? Jusqu’à l’épuisement du trĂ©sor, Jusqu’au tarissement de la source ? Pourquoi attendre? Pourquoi compter, calculer, partager, rĂ©server ? Ne peut-on pas tout donner Ă  tous, dans la mesure de ce que chacun rĂ©clame et si possible audelĂ ? Le jour viendra assez tĂŽt oĂč l’on ne pourra plus rien pour les autres, parce qu’ils seront partis
 parce qu’on sera parti
 Je vais prendre le temps Je vais prendre le temps de laisser poser mon regard sur les choses de tous les jours et les voir autrement, celles que chaque matin, je croise sans les voir. Toutes les choses familiĂšres que je cĂŽtoie Ă  longueur de jour, de mois, d’annĂ©e
 Je vais prendre le temps de voir l’étrangetĂ© des arbres, ceux de mon jardin, ceux du parc voisin, qui le crĂ©puscule venu bruissent de mystĂšre
 Je vais prendre le temps de poser mon regard sur les ĂȘtres que j’aime et de regarder autrement les miens, celles et ceux qui me sont les plus proches et que parfois je ne vois mĂȘme plus, je n’entends mĂȘme plus, tant le souci de mes affaires, de mon travail, parasitent mon cƓur et mon corps
 Oui, je vais prendre le temps de les dĂ©couvrir de me laisser surprendre encore et toujours par ceux que j’aime. Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer aussi, toi mon Dieu, au-delĂ  des mots, des formules et des habitudes. Oui, je vais aller Ă  ta rencontre comme au dĂ©sert et tu me surprendras, mon Dieu. Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer autrement. PriĂšre du soir Merci de ce jour qui finit. Merci de cette nuit qui vient. Mon Dieu, Qu’elle berce le sommeil des hommes endormis Qu’elle berce ceux que j’aime. Qu’elle me berce moi-mĂȘme, Jusqu’à demain. Dans ce jour qui finit, Tout n’a pas Ă©tĂ© beau ni bien fait, ni parfait. RĂ©pare, si c’est possible, efface, change, Et donne-nous la force de faire mieux demain. Dans ce jour qui finit, Des hommes ont souffert. GuĂ©ris, si c’est possible. Diminue le mal ou le chagrin. Fais que quelque chose vienne apaiser leur peine. Fais que quelqu’un s’en aille les aider. Et que cette nuit leur fasse du bien. Dans ce jour qui finit, Nous n’avons pas Ă©tĂ© ce que nous aurions dĂ» ĂȘtre. Fais-nous meilleurs, mon Dieu, si c’est possible. Moins durs envers les autres, Plus doux, plus patients. Fais-nous plus forts aussi, plus dĂ©cidĂ©s, plus exigeants pour nous-mĂȘmes, Plus vrais dans nos paroles, Plus fidĂšles Ă  nos promesses, Plus actifs dans nos travaux, Plus obĂ©issants et plus soumis Ă  ce qui est juste, Plus rieurs aussi, Et que demain soit plus beau qu’aujourd’hui, plus grand. Merci de ce jour qui finit. Merci de cette nuit qui vient. Qu’elle berce le sommeil des hommes endormis. Qu’elle berce ceux que j’aime. Qu’elle me berce moi-mĂȘme, Jusqu’à demain. Les deux joies Il y a la joie qui vient du dehors Et il y a celle qui vient du dedans. Je voudrais que les deux soient tiennes. Qu’elles remplissent les heures de ton jour et les jours de ta vie. Car lorsque les deux se rencontrent et s’unissent, Il y a un tel chant d’allĂ©gresse que ni le chant de l’alouette ni celui du rossignol ne peuvent s’y comparer. Mais si une seule devait t’appartenir, si pour toi je devais choisir, je choisirais la joie qui vient du dedans. Parce que la joie qui vient du dehors est comme le soleil qui se lĂšve le matin et qui, le soir, se couche. Comme l’arc-en-ciel qui paraĂźt et disparaĂźt, comme la chaleur de l’étĂ© qui vient et se retire. Comme le vent qui souffle et passe. Comme le feu qui brĂ»le puis s’éteint
 Trop Ă©phĂ©mĂšre, trop fugitive
 J’aime les joies du dehors. Je n’en renie aucune. Toutes, elles sont venues dans ma vie quand il le fallait
 Mais j’ai besoin de quelque chose qui dure, de quelque chose qui n’a pas de fin, qui ne peut pas finir. Et la joie du dedans ne peut pas finir. Elle est comme une riviĂšre tranquille, toujours la mĂȘme, toujours prĂ©sente. Elle est comme le rocher, comme le ciel et la terre qui ne peuvent ni changer ni passer. Je la trouve aux heures de silence, aux heures d’abandon. Son chant m’arrive au travers de ma tristesse et de ma fatigue. Elle ne m’a jamais quittĂ©. C’est Dieu – c’est le chant de Dieu en moi, cette force tranquille qui dirige les mondes et qui conduit les hommes et qui n’a pas de fin, qui ne peut pas finir. Il y a la joie qui vient du dedans Et il y a celle qui vient du dehors. Je voudrais que les deux soient tiennes. Qu’elles remplissent les heures de ton jour et les jours de ta vie. Mais si une seule devait t’appartenir, si pour toi je devais choisir, je choisirais la joie qui vient du dedans. La foi Je ne peux pas prier avec des mots, mais chacun de mes dĂ©sirs est une priĂšre pour toi. Je ne peux pas confesser mes erreurs, mais chacun de mes regrets est un aveu pour toi. Je ne peux pas joindre mes mains pour t’adorer, ni m’agenouiller, mais chacune de mes joies est une adoration pour toi. Je ne peux pas t’offrir des sacrifices ni des privations, mais chacun de mes actes est une offrande pour toi. Je ne peux pas te connaĂźtre, mais je t’ai senti dans ce qu’il y a de meilleur dans le monde, dans ce qu’il y a de plus beau, et je t’ai choisi comme but de ma vie, comme direction de mes efforts. Jour aprĂšs jour, je chercherai Ă  vivre mieux. Permets seulement que ma volontĂ© soit endurante et que persĂ©vĂ©rant soit mon effort, jusqu’à la fin. Etre vraie Etre vraie, Transparente comme l’eau du lac un jour de ciel bleu. Etre forte, Forte comme la roche que nul casseur de pierres ne peut briser. Etre droite, Droite comme le peuplier qui se dresse dans un champ. Et simple, Simple comme l’alouette qui n’a qu’un chant qu’elle porte au ciel dans un Ă©lan de joie. RĂ©pands la joie RĂ©pands la joie
 RĂ©pands la joie sur ton chemin, sur nos chemins. Dis, ne veux-tu pas rĂ©pandre la joie? Oh ! oui, je le veux bien, mais d’oĂč prendre la -joie ? Je connais un pays; il se nomme la Loi. Dans ce pays habitent la VĂ©ritĂ©, la VolontĂ©, l’Intelligence, la BeautĂ©, la BontĂ© et la Joie. Commence par la VĂ©ritĂ©. Elle vogue sur un lac bleu, et la voile blanche de sa barque se dĂ©tache sur un ciel bleu. Attends patiemment; la VĂ©ritĂ© ne se hĂąte pas toujours, mais elle vient toujours. Lorsqu’elle t’aura vue et reconnue, elle te dira Sois vraie. Que jamais un mensonge n’effleure tes lĂšvres, ni mĂ©disance, ni flatterie, ni inexactitude aucune. Que ton oui, soit oui; que ton non, soit non; que ta promesse soit une promesse; ton tĂ©moignage, un tĂ©moignage; ton verdict, un verdict. ObĂ©is Ă  cet ordre, et tu auras conquis ta premiĂšre gerbe de joie. Ensuite pars Ă  la recherche de la VolontĂ©. Elle habite la forĂȘt de chĂȘnes. Elle est grande comme les chĂȘnes et forte comme les chĂȘnes. Autour d’elle, tu verras toutes les Ă©nergies du monde ligotĂ©es par elle; bĂąillonnĂ©es par elle ; dominĂ©es par elle qui s’en sert. A son service. Ne crains pas sa rude apparence; elle est bonne ; elle te dira simplement Domine-toi. Quand la colĂšre te secoue, quand un mot va s’échapper de ta bouche, et souiller de son odeur infecte le sillon d’air qu’il parcourra, domine-toi. Quand la colĂšre te secoue, quand ton bras se lĂšve pour frapper, quand ton pied tremble sur le sol, domine-toi. Quand la folie te grise, quand le dĂ©lire te pousse de sottise en sottise, domine-toi. Quand la tristesse t’enveloppe de ses linges mouillĂ©s, quand tu veux pleurer, domine-toi. Quand tu veux crier, domine-toi. ObĂ©is Ă  cet ordre, et tu auras conquis la seconde gerbe de joie. Puis prend le chemin de la roche dite la Grise». C’est lĂ  que rĂȘve l’Intelligence. Son front est soucieux; son regard semble scruter l’Infini. Elle est belle; elle est bonne aussi. Ne crains pas de l’importuner; elle te dira doucement Comprends. Respecte. C’est-Ă -dire regarde; C’est-a-dire observe; sonde et fouille; tourne et retourne l’objet trouvĂ©. MĂ©dite la parole entendue. Cherche Ă  saisir ce quelque chose qui te semble Ă©trange. Cherche Ă  l’assimiler, Ă  le faire tien. Si tu ne peux pas, reconnais modestement ton impuissance, et respecte au moins; Ne condamne pas tout de suite; Ne rejette pas tout de suite; Ne te dĂ©tourne pas tout de suite. ObĂ©is Ă  cet ordre et tu auras conquis la troisiĂšme gerbe de joie. Le chemin qui te reste Ă  faire n’est point pĂ©nible il conduit Ă  la prairie verte, la radieuse, oĂč vivent ensemble la BeautĂ© et la BontĂ©. Dans les hautes graminĂ©es, elles cheminent et les semences de pissenlit s’envolent Ă  leur passage; et les bardanes s’accrochent Ă  leurs robes et les pavots s’effeuillent dans leurs cheveux flottants. Elles chantent; et leur voix est pleine d’éclat et de douceur. Assieds-toi. Attends qu’elles approchent. Elles se pencheront sur toi et tu n’entendras qu’un murmure Recherche le beau. Aide sans te lasser. ObĂ©is Ă  cet ordre en apparence si simple et pourtant compliquĂ©. Il faut un effort pour toute chose c’est une vĂ©ritĂ© vieille comme le monde. ObĂ©is Ă  cet ordre, et tu auras conquis deux gerbes encore de joie. Et riche de cette richesse, tu t’en iras enfin trouver la Joie sur le sommet lumineux. Tu la verras, la rieuse gamine dansant dans un rayon de soleil. Elle rira en te voyant chargĂ©e comme un baudet. Elle te prendra par la main et te dira Maintenant va et rĂ©pands la joie. Que ton regard soit un regard de joie. Que ton sourire soit un sourire de joie. Que ta parole soit une parole de joie. Que ton geste soit un geste de joie. Inonde ceux qui t’entourent de joie; on en manque tellement dans le monde
 Ne crains pas d’en donner trop; Ne crains pas d’en manquer surtout. ObĂ©is Ă  cet ordre et tu auras conquis la Joie mĂȘme, rieuse gamine qui cheminera toujours Ă  tes cĂŽtĂ©s. Dis, ne veux-tu pas rĂ©pandre la joie? Oh ! oui, je le veux bien. Adorer Dieu Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui L’adorent, L’adorent en esprit et en vĂ©ritĂ© . » Évangile selon Jean 424 Je n’irai pas adorer mon Dieu dans telle ou telle chapelle, dans tel ou tel lieu saint
 L’Eglise de Dieu sera mon Ă©glise et Dieu seul me parlera de Dieu, dans Son Eglise. Mais oĂč est-elle, Son Eglise? Elle est lĂ  oĂč rĂšgne la bontĂ©. Elle est lĂ  oĂč chante la beautĂ©. Elle est dans la nature; sous la verdure; Ă  l’ombre des grands arbres; au soleil qui jaunit le blĂ©, qui rougit les pommes, qui brunit les feuilles. Elle est lĂ  oĂč rĂšgne la justice. Elle est lĂ  oĂč chante la paix; au foyer paisible; prĂšs du feu qui s’éteint; prĂšs de la flamme qui s’élance. Elle est au cimetiĂšre. Elle est oĂč l’on pleure; sous les saules pleureurs, les ifs et les cyprĂšs. Elle est lĂ  oĂč rĂšgne la vĂ©ritĂ©. Elle est lĂ  oĂč chante la force joyeuse; l’action virile. Elle se dresse en pleine lumiĂšre, immense. Comment ne la vois-tu pas ? Elle remplit le monde
 Elle est dans ton cƓur. Elle est dans mon cƓur. Elle est partout, et ses orgues puissantes rĂ©sonnent dans l’espace, et ses cloches rieuses s’égrĂšnent dans les airs; on les entend aux deux pĂŽles comme ici et comme lĂ . ArrĂȘte-toi; Ă©coute
 Dieu seul te parlera de Dieu dans Son Eglise. J’irai dans l’Eglise de Dieu. Quant au culte que je rendrai Ă  mon Dieu, ce sera une priĂšre; et puis un chant de joie. Mais ma priĂšre ne sera pas une suite de mots. Pourquoi des mots? – Nos jours en sont si pleins. Ma priĂšre ne sera pas une succession de phrases. Pourquoi des phrases ? – Nos jours en sont tout pleins. Ma priĂšre, ce sera toute ma vie Et toute ma vie sera une priĂšre dont chaque mot sera un acte, un effort vers le mieux. Et si cela t’étonne. Ne t’étonne plus. Je ne donne pas le beau nom de priĂšre au triste effort qui s’accomplit de mauvaise grĂące et de mauvaise humeur, parce que les circonstances nous l’ont imposĂ©. Je donne le beau nom de priĂšre Ă  l’effort ailĂ©, librement choisi, voulu et accompli; A l’effort joyeux qui entraĂźne vers un quatriĂšme effort, et d’effort en effort Ă  l’infini. Mon culte sera une priĂšre et ma priĂšre, ce sera toute ma vie, et ma vie sera un effort. Effort vers la beautĂ©. Oh! beautĂ©, que ton rĂšgne vienne. Effort vers la bontĂ©. Oh! bontĂ©, que ton rĂšgne vienne. Effort vers la joie. Oh ! joie, que ton rĂšgne vienne. Effort vers l’intelligence et la comprĂ©hension; la justice et la vĂ©ritĂ©. Un grand effort
 Ne parle pas. je connais tes objections. Je sais ce que tu vas dire. Ces efforts, tu les as faits. Tu les as faits dix fois; tu les as faits cent fois. Tu les as faits bien plus de cent fois ; et toujours en vain. Car la beautĂ© est restĂ©e lointaine. La bontĂ© tu ne l’as pas atteinte. Et la joie tu ne l’as pas trouvĂ©e. Maintenant tu es lasse, lasse, lasse et fatiguĂ©e
 Tu ne veux plus faire d’efforts. Et pourtant il faut que tu recommences. Qu’importe si les premiers efforts ont Ă©chouĂ©. Qu’importe si les seconds sont destinĂ©s encore Ă  Ă©chouer. N’y a-t-il pas dĂ©jĂ  de la beautĂ© dans l’effort vers la beautĂ©? N’y a-t-il pas dĂ©jĂ  de la bontĂ©, dans l’effort vers la bontĂ©? N’y a-t-il pas dĂ©jĂ  de la justice, dans l’effort vers la justice? Et surtout, surtout, n’y a-t-il pas dĂ©jĂ  de la joie dans tout effort quel qu’il soit? Tu es lasse, lasse, lasse et fatiguĂ©e
 Tu ne veux plus faire d’efforts. Il faut pourtant que tu recommences
 Mais repose-toi d’abord. Pourquoi as-tu tant couru? Pourquoi ne t’es-tu jamais arrĂȘtĂ©e? Regarde pourquoi y a-t-il des champs au bord de la route, si ce n’est pour s’y asseoir? Pourquoi y a-t-il de l’ombre, si ce n’est pour s’y coucher? Tu as Ă©tĂ© trop orgueilleuse. Tu as Ă©tĂ© trop ambitieuse. Tu as eu trop d’amour-propre. Tu as voulu tout faire toi-mĂȘme; tu as toujours voulu tout faire toi-mĂȘme, sans jamais accepter l’aide de personne. Et ,quand la vie mĂȘme t’offrait un repos; Et quand la nature t’invitait au repos; Et quand les circonstances de ta vie te permettaient un repos, tu ne l’as pas acceptĂ©. Pourquoi ne l’as-tu pas acceptĂ©? L’essentiel, ce n’est pas que nous fassions toute chose. L’essentiel, c’est que toute chose se fasse. Il y a du foin Ă  rentrer. L’essentiel, ce n’est pas que tu rentres le foin. L’essentiel, c’est que le foin soit rentrĂ©. Ou crois-tu ĂȘtre la seule Ă  savoir rentrer le foin ? Il y a une maison Ă  construire. L’essentiel, ce n’est pas que tu construises la maison. L’essentiel, c’est que la maison se construise. Ou crois-tu ĂȘtre seule Ă  savoir construire une maison? Il y a un malade Ă  soigner ? L’essentiel, ce n’est pas que tu guĂ©risses le malade. L’essentiel c’est que le malade soit guĂ©ri. Ou crois-tu ĂȘtre seule Ă  savoir soigner? Ah! s’il n’est personne pour rentrer le foin, tu le rentrera et mĂȘme si tu tombes de fatigue. S’il n’est personne pour construire la maison, tu la construiras, et mĂȘme si tu tombes de fatigue. S’il n’est personne pour guĂ©rir le malade, tu le soigneras et mĂȘme si tu tombes de fatigue. Mais de nombreux candidats se prĂ©sentent, forts et joyeux, pourquoi par amour-propre leur refuser la joie du travail, de l’aide et du service? Tu es lasse, lasse, lasse et fatiguĂ©e
 Tu ne peux plus faire d’efforts. Il faut pourtant que tu recommences, mais repose-toi d’abord. DĂ©pose ton orgueil, source de ta fatigue, et puis recommence, et dis avec moi Mon culte sera une priĂšre et ma priĂšre, ce sera toute vie, et toute ma vie sera un effort et puis un chant de joie. Un chant de joie. Chaque matin. je sens la vie renouvelĂ©e en moi et je ne peux faire autrement que de chanter ma joie, de pouvoir vivre encore. Car la vie, ce n’est pas une chemise de crin, un cilice, une haire impitoyable qui nous dĂ©chire la chair. Et le monde, ce n’est pas une vallĂ©e de larmes seulement. La vie est un privilĂšge et le monde est divin. Ne parle pas. Je connais tes objections. Je sais ce que tu vas dire . La souffrance
 La souffrance physique et la souffrance morale. La fatigue
 La fatigue physique et la fatigue morale. La saleté  La saletĂ© physique et la saletĂ© morale. La tristesse, la misĂšre et la maladie. Oui, tout cela existe, je le sais bien. La vigne vierge ne recouvre pas toutes les maisons et les giroflĂ©es ne fleurissent pas devant toutes les portes. Et pourtant la vie est un privilĂšge et le monde est divin. Sors de ta chambre Ă©troite. Sors de ta maison Ă©troite. Sors de ta ville Ă©troite et arrĂȘte-toi dans les champs. Les champs silencieux aux larges espaces. Ecoute
 Regarde
 Les forces mystĂ©rieuses travaillent dans le silence et la beautĂ©. Dieu se rĂ©vĂšle dans le silence et la beautĂ©. Reste en contact avec la nature, et tu seras en contact avec Dieu. Reste en contact avec l’univers tout entier et j’entends par univers toute crĂ©ature vivante que ce soit un brin d’herbe, une fleur, un animal ou l’homme; et tu seras en contact avec Dieu. Car le monde, c’est l’Eglise de Dieu, et Dieu parle dans son Eglise. J’irai dans l’Eglise de Dieu. Je resterai dans l’Eglise de Dieu! Et le culte que je rendrai Ă  mon Dieu, ce sera une priĂšre, et ma priĂšre, ce sera toute ma vie, et ma vie sera un effort. Effort vers la beautĂ©. Oh ! beautĂ©, que ton rĂšgne vienne ! Effort vers la bontĂ©. Oh! bontĂ©, que ton rĂšgne vienne ! Effort vers l’intelligence et la comprĂ©hension, la justice et la vĂ©ritĂ©. Un grand effort, et puis un chant de joie. Je puis me tromper. Offrir Ă  Dieu son effort et sa joie, ce n’est peut-ĂȘtre pas encore l’adorer en esprit et en vĂ©ritĂ©; mais qui peut nous dire ce que signifie adorer Dieu en esprit et en vĂ©ritĂ©. » Jean 424 J’adore Dieu, comme je peux et comme je crois. Adorons Dieu comme nous pouvons et comme nous croyons et Dieu sera adorĂ© en esprit et en vĂ©ritĂ©. Etre soi-mĂȘme une Ɠuvre d’art Etre soi-mĂȘme une Ɠuvre d’art. » Tu as lu ces mots, l’autre soir, sur le toit, et maintenant ils me poursuivent. Etre soi-mĂȘme une Ɠuvre d’art
 quelque chose qui se dresse et s’impose par la puretĂ© de sa forme et la vĂ©ritĂ© de son fond. Quelque chose qui conserve sa valeur propre mĂȘme quand on le jette au fumier ou qu’on l’éclabousse de sa boue. Quelque chose qui ne change plus. Quelque chose d’achevĂ©. Je voudrais ĂȘtre une Ɠuvre d’art. Quelque chose qui Ă©lĂšve comme le son des cloches. Quelque chose qui apaise comme le ciel plein d’étoiles. Quelque chose qui rĂ©chauffe comme le soleil. Quelque chose qui rĂ©jouisse comme la fleur des champs ou la petite bĂȘte vivante. – Je voudrais ĂȘtre une Ɠuvre d’art. Mais dis-moi quelle sera la main qui travaillera mort argile et quelle sera la force qui remaniera ma terre ? Etre soi-mĂȘme une Ɠuvre d’art
 Choisir la bonne direction et puis partir Choisir la bonne direction et puis partir. Suivre la riviĂšre jusqu’à sa source; Sauter par dessus les racines des aulnes ; Glisser par dessus les branches des saules. Ecarter les ronces qui s’accrochent aux vĂȘtements, Et l’églantier qui frappe au visage. Suivre la riviĂšre, remonter son cours; Sauter de pierre en pierre ; Laisser l’eau pĂ©nĂ©trer dans ses souliers ; Baigner dans l’eau fraĂźche ses pieds chauds. Retrousser les jupes ; Inonder les bras et les jambes ; Et puis continuer sa course le long de la riviĂšre jusqu’à sa source. S’asseoir sur un tronc au milieu du lit; Poser son sac sur .ses genoux et rester lĂ , immobile, pendant que le martin-pĂȘcheur passe comme une flĂšche bleue; pendant que les hydromĂštres filent sur l’eau claire comme de longues araignĂ©es Ă  quatre pattes. Manger son pain et son chocolat pendant que l’écureuil grignote ses bourgeons et pendant que le pic-vert frappe sur l’écorce. Ecouter les bruits de la vie, dans ce coin perdu oĂč les hommes s’arrĂȘtent Ă  peine; vie de la cantharide qui se balance sur le pĂąturin ; vie de la grenouille qui se berce sur les feuilles lisses du populage; vie des iules qui dorment enroulĂ©s .sous les pierres et des vers qui se traĂźnent sur le sol ; vie des tritons, des oiseaux, des punaises, des lĂ©zards ; vie de ces tout petits qui dansent et qui sautent, qui volent et qui grouillent, qui naissent et qui meurent comme nous
 comme nous. Vies inconnues qui s’écoulent lĂ , enveloppĂ©es du souffle chaud de l’étĂ© et du parfum des fleurs qui Ă©closent. Ecouter, sentir, regarder, et puis reprendre encore la course, le long de la riviĂšre, jusqu’à sa source. Comme c’est Iong. Comme c’est dur parfois! A mesure que le lit devient plus Ă©troit, les plantes sont plus nombreuses, plus serrĂ©es, et les pierres sont plus pointues. On s’écorche le bras. On se tord le pied. Ça ne fait rien. Amoureuses de l’effort et de la nature inculte nous irons jusqu’au bout; nous remonterons la riviĂšre jusqu’à sa source
 Jusqu’à sa source. ArrĂȘte-toi un moment ArrĂȘte-toi un moment et viens t’asseoir ici. Regarde la ligne tranquille de la campagne qui s’étend devant toi. Repose-toi. Dis, ne veux-tu pas te reposer? Comme tu as travaillĂ© aujourd’hui et comme tu t’es dĂ©pĂȘchĂ©e! Je t’ai vue aller et venir le balai Ă  la main. Tu as enlevĂ© toutes les toiles d’araignĂ©es de la maison et toute la poussiĂšre. Tu as lavĂ© les vitres des fenĂȘtres et les carreaux de la cuisine. Et tu t’es tellement dĂ©pĂȘchĂ©e; parce que tu voulais encore faire briller les marmites et les casseroles. C’était trop! Pourquoi mettre tant de choses dans une seule journĂ©e? N’y a-t-il pas demain ? Le soir est venu. Le soleil s’est couchĂ© dans un ciel d’or; mais tu ne l’as pas vu. Tu n’as rien vu. Tes occupations t’absorbaient trop Ă  l’intĂ©rieur de ta maison. Maintenant que tu es lasse et que l’heure du repos est venue, sors de tes chambres Ă©troites, et viens t’asseoir ici, prĂšs du buisson fleuri, devant ce grand espace tranquille, seule, en face de la nuit qui tombe. Dis, ne veux-tu pas venir? L’ordre et la propretĂ© sont nĂ©cessaires. Tu n’as .pas perdu ta journĂ©e. Ce que tu as fait, tu l’as trĂšs bien fait. Mais n’oublie pas, n’oublie pas, je t’en prie, que l’homme ne peut pas vivre d’ordre seulement et de propretĂ©. A ton Ăąme qui a soif de beautĂ©, accorde une heure d’harmonie. A ton intelligence qui a soif de connaĂźtre, accorde une heure d’étude. A ton cƓur qui a soif d’aimer, accorde une heure d’amour. A ta conscience qui a soif de Dieu, accorde une heure de silence. Partir le matin Partir le matin sans avoir prĂ©vu le dĂ©part. Mettre dans son sac ce qui se trouve dans l’armoire de la cuisine ; un bout de pain, un morceau de fromage. Et puis s’en aller, au hasard, sans rien demander au jour qui s’éveille et qui vient Ă  nous avec sa richesse inconnue. S’en aller au hasard
 . Laisser les oiseaux voltiger devant soi; ne pas effrayer le merle qui chante sur la haie; ne pas arracher l’aubĂ©pine qui nourrit les abeilles; ne pas Ă©craser la chenille qui rampe sur le sol. S’en aller au hasard, seul et silencieux Ă  travers les vignes dont la terre lourde s’attache aux souliers; Ă  travers les champs mouillĂ©s oĂč la vanesse prĂ©coce cherche les premiĂšres fleurs ; le long des lisiĂšres du bois oĂč, sous les feuilles mortes de l’an dernier, glisse l’orvet et sommeille le crapaud. S’en aller au hasard sans avoir rien prĂ©vu. Vaincre d’un bond l’obstacle de la route. Dans un Ă©lan de joie, bondir par dessus la pierre. Prendre pour refuge l’arbre qui se prĂ©sente et pour siĂšge, la borne du chemin. Ne pas craindre la pluie qui ruisselle et que le vent souffle sur nos visages. Ne pas craindre les grĂȘlons qui tombent avec un bruit de perles sur la route dure et sur les feuilles. Ne pas avoir peur du froid qui fait mal aux mains, ni du chaud qui rend si lourdes et si tristes les plantes assoiffĂ©es. Etre plus fort que la souffrance, Plus fort que la pauvretĂ©, GĂ©nĂ©reux comme un pommier couvert de fruits. Apaisant comme un champ de blĂ© mĂ»r. Se tenir parmi les hommes, comme l’église au milieu du village. Chanter son chant Ă  travers le monde comme la cloche du clocher. S’en aller au hasard, sans rien demander Ă  la vie, si ce n’est sa beautĂ© et son lent Ă©coulement. S’en aller au hasard
 sans rien demander. Mais accepter, heureux l’offrande de l’heure qui passe, heureux, heureux, le don du jour. Laisse seulement cette petite lucarne ouverte sur le jardin du monde Je ne te demande rien. Ferme toutes les portes si tu veux, et toutes les fenĂȘtres. Laisse seulement cette petite lucarne ouverte sur le jardin du monde, afin que je puisse le contempler, et que le parfum de ses fleurs puisse arriver jusqu’à la chambre Ă©troite que tu m’as destinĂ©e. Je ne te demande rien, si ce n’est cette petite lucarne ouverte sur le jardin du monde. SimplicitĂ© Que je fasse seulement de ma vie une chose simple et droite, semblable Ă  une flĂ»te de roseau, que tu puisses emplir de musique. » Tagore. Faire de sa vie une chose simple et droite. Etre soi-mĂȘme simple et droit. Je ne veux pas faire de culte, ce matin. Le plus beau culte que nous puissions offrir Ă  Dieu, c’est notre joie, et puis ce grand effort qui nous pousse, jour aprĂšs jour, Ă  vivre mieux. Montez vers les sapins; et lorsque vous serez seules et tranquilles, offrez Ă  Dieu l’adoration qui chante en vous et la joie bondissante qui rend vos jours lĂ©gers. Le plus beau culte que nous puissions offrir Ă  Dieu, c’est notre joie, et puis ce grand effort qui nous pousse, jour aprĂšs jour, Ă  vivre mieux. Mais puisque nous sommes ensemble et puisque c’est dimanche, oublions un instant ce que nous avons Ă  faire, tous nos travaux et tous nos jeux, et pensons Ă  notre vie. Cette vie que nous avons reçue, dont une partie est dĂ©jĂ  vĂ©cue, dont une autre nous reste Ă  vivre encore, et qui s’écoule, heure aprĂšs heure, si doucement, que parfois nous oublions qu’elle doit finir. Ta vie 
 Dis-moi, que veux-tu faire de ta vie? Le poĂšte rĂ©pond Que je fasse seulement de ma vie une chose simple et droite, semblable Ă  une flĂ»te de roseau que tu puisses emplir de musique. » Faire de sa vie une chose simple et droite. Etre soi-mĂȘme simple et droit. Simple, comme les fleurs des champs et comme les herbes. Elles poussent les unes Ă  cĂŽtĂ© des autres. Leurs corolles et leurs tiges se confondent, mais elles ne changent pas de type, ni de couleur, ni de parfum le trĂšfle rouge reste rouge; et la sauge bleue reste bleue; et le barbadian jaune reste jaune; et les petits cƓurs de brises tremblent toujours, tandis que les avoines plus ,hautes s’inclinent; tandis que les dactyles, plus fermes se dressent. Et depuis le jour oĂč elles sont sorties de graine et de terre, jusqu’au jour oĂč elles s’effeuillent et se fanent, les fleurs et les herbes restent fidĂšles Ă  elles-mĂȘmes, au type qu’elles ont reçu. Et si vous les cueillez, ou si quelqu’un d’autre passe pour les prendre, c’est toujours la mĂȘme chose. Les fleurs ne changent pas, ni les herbes. Elles offrent leurs corolles Ă©panouies Ă  la main sale qui se tend pour les prendre, et Ă  la main propre. Elles gardent la mĂȘme couleur et le mĂȘme parfum devant un pauvre et devant un riche; devant un enfant et devant un adulte. Les fleurs ne changent pas; ni les herbes. Elles sont ce qu’elles sont trĂšfle rouge ou scabieuse mauve; sainfoin rose ou genĂȘt jaune; clochette bleue ou marguerite blanche. Et vous aussi soyez simples connue les fleurs des champs et comme les herbes. Restez fidĂšles Ă  vous-mĂȘmes. N’ayez qu’une couleur Ă  travers la vie; un seul et mĂȘme parfum. Ne changez pas chaque jour. Ne soyez pas rouges dans votre famille; bleues avec vos amis et jaunes Ă  votre travail. Soyez simples
 . Toujours la mĂȘme chose; partout la mĂȘme chose. Ne venez pas Ă  moi, souriantes et gracieuses si une heure auparavant vous avez Ă©tĂ© dĂ©testables avec quelqu’un d’autre. Ne soyez pas actives et travailleuses ici, au camp, et puis, molles et paresseuses chez vous, Ă  la maison. Ne soyez pas bonnes avec les uns; mauvaises, avec les autres. Polies, ici – grossiĂšres, lĂ . Douces aujourd’hui et violentes demain. Propres le dimanche – et sales les autres jours. Regardez les fleurs des champs. Elles n’ont qu’une couleur Ă  travers toute leur vie ; un seul et mĂȘme parfum. Soyez simples. Toujours la mĂȘme chose ; partout la mĂȘme chose. Qu’on ne vous rencontre par un jour avec deux tresses, une petite robe et des sandales, et le lendemain, avec une coiffure compliquĂ©e, des frisons et des frisottons; des souliers Ă  hauts talons et une robe Ă©trangement serrĂ©e. Soyez simples. N’ayez pas deux vies. Ce que tu ne peux faire devant tes camarades et devant tes chefs, il ne faut pas non plus que tu le fasses derriĂšre leur dos. Et ce que tu ne peux dire Ă  haute voix, il ne faut pas non plus le chuchoter en cachette. Soyez simples. Ne soyez pas doubles. Ne changez pas selon le lieu oĂč vous vous trouvez et suivant les personnes avec lesquelles vous ĂȘtes. Regardez les fleurs des champs et les herbes. Qu’elles soient seules ou qu’elles soient plusieurs, qu’on les regarde ou qu’on ne les regarde pas, c’est toujours la mĂȘme chose. Elles n’ont qu’une couleur Ă  travers toute la vie; un seul et mĂȘme parfum. Etre toujours la mĂȘme chose, et faire de sa vie une chose simple et droite semblable Ă  une flĂ»te de roseau oĂč passent les sons les plus doux et les notes les plus graves. Il n’y a lĂ , ni contours, ni dĂ©tours, ni secrets rien qu’une ligne droite et le souffle qui passe
 Que seulement je fasse de ma vie, une chose simple et droite, semblable Ă  une flĂ»te de roseau que tu puisses emplir de musique. » La nuit S’asseoir dans l’herbe; tout simplement s’asseoir. Laisser la nuit chanter en nous. Aspirer la fraĂźcheur de l’heure tardive. Sonder l’obscuritĂ© qui enveloppe les choses. Ne rien voir. Entendre seulement le cri du grillon; la longue stridulation des sauterelles; et puis, au loin, un rossignol qui chante. Tout est tranquille. S’étendre dans l’herbe; tout simplement s’étendre. Laisser la sĂ©rĂ©nitĂ© de la nuit pĂ©nĂ©trer jusqu’à l’obscure inquiĂ©tude de notre Ăąme. Laisser le repos s’emparer de notre corps fatiguĂ©. S’abandonner au sommeil dans un coin perdu, entre le ciel Ă©toilĂ© et le sol odorant. S’abandonner. S’endormir dans l’herbe; tout simplement s’endormir. Laisser les heures d’inconscience reposer nos Ăąmes et nos corps. Laisser la fraĂźcheur et l’obscuritĂ© caresser nos membres chauds. Laisser l’oubli emporter nos pensĂ©es. Laisser tout s’achever. S’endormir
 Il faut cela. . Il faut cela Ă  l’homme afin que le matin le trouve debout, fort et souriant en face du travail de la journĂ©e nouvelle. Fort et souriant en face de ce monde matinal, si pur, qui vient Ă  lui; et qui s’offre Ă  lui si simplement, dans sa beautĂ© tranquille. Fort et souriant. Oh ! vie, je t’aime. Telle que tu es, je t’aime. Et j’accepte de te vivre jusqu’au bout. Telle que tu es, j’accepte. Tentation Quand j’étais petite, je m’arrĂȘtais devant la porte de l’armoire, et je me demandais si je prendrais ou si je ne prendrais pas un morceau de sucre. . Maintenant je ne m’arrĂȘte plus devant la porte de l’armoire pour savoir si je prendrai ou si je ne prendrai pas un morceau de sucre. Mais il est d’autres armoires devant la porte desquelles je m’arrĂȘte, et devant la porte fermĂ©e desquelles j’hĂ©site
 La tentation
 c’est un dĂ©sir qui nous vient, faible ou fort, et qui nous invite Ă  faire ce que l’intelligence et la conscience ne nous permettent pas de faire ; Ă  aller lĂ , oĂč l’intelligence et la conscience ne nous permettent pas d’aller; Ă  prendre, ce que .l’intelligence et la conscience ne nous permettent pas de prendre. . La tentation vient parfois comme une brise lĂ©gĂšre qui nous flatte et qui nous caresse. Elle vient parfois comme un coup de bise glaciale qui nous dĂ©truit. Elle vient chez le petit enfant comme elle vient chez l’homme adulte, comme elle vient chez le vieillard. Elle est venue chez les meilleurs parmi les hommes, les plus sages et les plus intelligents. Elle est venue chez toi. Elle est venue chez moi. Si souvent, elle est venue chez toi et chez moi. La tentation un mauvais dĂ©sir. Apprendre depuis tout petit Ă  ĂȘtre plus fort que ce dĂ©sir; Ă  le repousser de toute la violence de son Ă©nergie ; Ă  fermer les deux yeux pour ne pas le voir ; et les deux oreilles pour ne pas l’entendre. Savoir se dominer; ĂȘtre maĂźtre de son corps, de son cƓur, de sa souffrance et de sa joie; de son Ă©motion et de son dĂ©sir. Savoir se dominer quand on a soif, passer sans boire devant une fontaine qui coule. Quand on a faim, ne pas sortir son pain du sac, avant l’heure du repas. Quand on est fatiguĂ©. ne pas s’asseoir au bord du chemin, mais marcher encore, avec les autres, jusqu’au lieu de la halte. Se lever tĂŽt le matin, quand on voudrait rester tard au lit. Se coucher tĂŽt le soir, quand on voudrait veiller jusqu’à minuit. Rester dehors dans la neige et la bise, alors mĂȘme que les pieds et les mains ont froid. Traverser seul le pĂąturage pendant que la pluie ruisselle et que le tonnerre roule d’un bout Ă  l’autre de l’horizon. Rester seul devant la tente, alors que l’obscuritĂ© descend. Ne pas avoir peur de la chouette qui crie ; ni de l’araignĂ©e qui monte le long de la jupe; ni de la punaise qui tombe dans la soupe ; ni de la guĂȘpe qui bourdonne autour de la tartine. Ne pas avoir peur ni de la souris qui traverse la chambre comme une petite boule grise; ni du chien qui bondit hors de sa niche; ni de la vache qui s’approche en baissant la tĂȘte; ni de cette ombre incertaine qui semble se mouvoir entre les arbres. Ne pas avoir peur; ni d’aujourd’hui ni de demain. Ne pas avoir peur. Savoir se dominer penser aux autres quand on voudrait penser Ă  soi. Prendre une poignĂ©e de cerises dans le plat qui circule en songeant que vingt camarades doivent encore se servir. Tendre son assiette, quand toutes les assiettes ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© remplies. Faire un jeu, parce que les autres ont envie de le faire. Aller chercher de l’eau, parce qu’il en est une qui a soif. Allumer un feu, parce que quelques-unes ont froid. Essuyer la vaisselle, nettoyer les marmites, coudre sa blouse, couper du bois, faire un tas de choses qu’on voudrait ne pas faire afin d’ĂȘtre plus fort que sa paresse, sa nĂ©gligence, sa gourmandise, sa sottise et son dĂ©sir. Il nous vient alors de cette rude discipline, Ă  travers les mois et les annĂ©es, comme une armure, un vĂȘtement d’airain contre lequel la tentation vient se briser. Domine-toi. Et puis recherche le beau. Aimer ce qui est beau, ce qui est simple et pur. S’entourer de ce qui est beau, de ce qui est simple et pur. Vivre au milieu de ce qui est beau, de ce qui est simple et pur. Vivre au milieu de ce qui est beau, de ce qui est simple et pur, c’est construire un mur de vieille roche contre lequel la tentation viendra se briser. La morale, c’est l’art transportĂ© dans sa vie. » Un homme moral, c’est un artiste, un gĂ©nie peut-ĂȘtre qui fera de sa vie une Ɠuvre d’art; comme les grands hommes et les saints ont fait de leurs vies des chefs-d’Ɠuvre que nous Ă©tudions et que nous contemplons. Faire de sa vie une Ɠuvre d’art, c’est introduire dans sa vie la loi morale. Introduire dans sa vie la loi morale, c’est encore construire un mur de vieille roche, contre lequel la tentation viendra se briser. Domine-toi. Recherche le beau. SolidaritĂ© La solidaritĂ© c’est la pensĂ©e et puis l’action qui s’en vont d’un homme Ă  un autre homme, et qui les unissent tous par le besoin qu’ils sentent les uns des autres; par la responsabilitĂ© qu’ils ont les uns des autres et par la force qui leur vient lorsque tous ensemble, ils travaillent Ă  une mĂȘme chose. Tu Ă©tais seule dans ton jardin et tu cueillais les haricots qui avaient mĂ»ri le long des Ă©chalas. Tu cueillais, tu cueillais, mais il en restait toujours. Si seulement les moineaux Ă©taient descendus du cerisier pour venir Ă  ton aide, combien plus vite le travail se fĂ»t achevĂ©! Mais tu Ă©tais seule. C’était un jour de fĂȘte. Le repas de fĂȘte Ă©tait terminĂ©. Toute la famille parents, enfants, amis s’en Ă©taient allĂ©s s’asseoir Ă  l’ombre des noyers, sur l’herbe courte et fraĂźche. Tu Ă©tais seule dans ta cuisine; l’air chaud Ă©tait encore imprĂ©gnĂ© des senteurs de la cuisson. Il y avait lĂ  des piles d’assiettes, des fourchettes, des cuillĂšres, des couteaux, et puis, les marmites dont on s’était servi tout un monde de la gente vaisselle, et qu’il fallait laver. Tu lavais, tu lavais, mais il en restait toujours ! Si seulement un camarade avait quittĂ© le jardin pour venir Ă  ton aide, combien plus vite le travail se fĂ»t achevĂ©! Mais tu Ă©tais seule. Ne pas permettre qu’un seul fasse tout. Ne jamais permettre qu’un seul fasse tout; qu’un’ seul ait le souci, la responsabilitĂ© de tout. RĂ©solument se lever et demander sa part de fatigue. Partager. Etre tout seul devant un long et dur travail, cela est si dĂ©cevant. . Oui, certes, le travail sera fait, puisqu’il le faut; mais quand sera-t-il fait? Etre seule devant un long et dur travail, cela est si dĂ©cevant. S’unir. Etre vingt au lieu d’un. Avoir quarante mains au lieu de deux. Vingt cerveaux au lieu d’un seul, pour rĂ©flĂ©chir et penser. S’unir. Se mettre tous ensemble pour accomplir un mĂȘme travail; pour dĂ©fendre une mĂȘme idĂ©e; pour poursuivre un mĂȘme but; pour vivre une mĂȘme vie. Seule, que peux-tu faire, dis-moi, toute seule? Rien ou presque rien. Tu ne sais pas mĂȘme prĂ©parer le pain que tu manges; ni faire les souliers qui te chaussent . Et la nuit, quand tu allumes une allumette pour Ă©clairer l’obscuritĂ© de ta chambre, songes-tu que cette petite allumette a passĂ© dans bien des mains d’hommes avant d’ĂȘtre arrivĂ©e dans la tienne? Seule, que peux-tu faire, dis-moi, toute seule? Rien ou presque rien. Mais appelle tes compagnons; fais-leur part de ton projet ; demande-leurs ce qu’ils pensent et ce qu’ils peuvent ; partage le travail selon les capacitĂ©s de chacun; et tous ensemble, construisez le chĂąteau de vos rĂȘves qui ne sera jamais construit si tu attends le jour de le construire toute seule. Regarde les abeilles elles se mettent des centaines pour habiter une mĂȘme ruche. Seule, une abeille ne parviendrait jamais Ă  faire le miel, parce qu’elle ne peut pas faire tous les mĂ©tiers Ă  la fois. Toutes les abeilles ne savent pas fabriquer la cire, mais celles qui le savent, construisent les cellules qui composent le rayon. Toutes les abeilles ne savent pas butiner ; mais celles qui le savent, s’envolent dans les champs pour rĂ©colter le suc des fleurs. Toutes les abeilles ne savent pas Ă©lever les petits; mais celles qui le savent, demeurent dans la ruche et deviennent nourrices. Toutes les abeilles ne savent pas prĂ©parer le repas de la reine; mais celles qui le savent, prĂ©parent ce repas spĂ©cial et deviennent servantes. Toutes les abeilles ne savent pas ĂȘtre reine; mais celle qui le sait, devient reine, mĂšre de la ruche, celle qui perpĂ©tue la race. Regarde les fourmis elles se mettent des centaines pour construire une fourmiliĂšre. Mille et mille ont apportĂ© leur paillette de bois, leur aiguille de sapin, leur grain de terre. Maintenant la fourmiliĂšre s’élĂšve solide contre le tronc d’un arbre. Rien ne bouge. Il semble que tout repose, et pourtant, Ă  l’intĂ©rieur, le travail se poursuit dans les galeries, telle fourmi s’occupe des larves ; telle autre des pucerons ; telle autre, des provisions d’hiver ; telle autre, des cultures de champignons. Il en est de mĂȘme pour les hommes ; ils ne font pas tous la mĂȘme chose, mais ils font tous quelque chose. Il y en a qui cassent des pierres et qui maçonnent des murs. Il y en a qui sĂšment le blĂ© et qui rĂ©coltent le fruit. Il y en a qui pĂ©trissent le pain, et d’autres qui sortent le charbon de la. terre. Il y en a qui Ă©tudient et qui enseignent. D’autres qui soignent et qui guĂ©rissent. D’autres qui chantent. D’autres qui prient. D’autres qui parlent. Il en est qui peignent et qui sculptent. Il en est qui coupent et qui taillent. Il en et qui brodent et qui tissent. Il en est qui pensent. Il en est qui cherchent. Il en est des mille et des mille et tu ne peux te passer d’un seul, parce que tu as besoin de tous les hommes qui existent ou qui ont existĂ©, et qui, Ă  travers les siĂšcles, ont conçu, fabriquĂ© ou forgĂ© tout ce que tu as ; tout ce que tu aimes ; tout ce dont tu as besoin. Et voilĂ  pourquoi, si la SolidaritĂ© passait en ce moment dans ce lieu, elle te dirait Eclaireuse, ne travaille pas seulement pour toi, mais pour ton groupe; pas seulement pour ton groupe, mais pour ta section; pas seulement pour ta section, mais pour toutes les sections, pour toutes les Ă©claireuses du monde; pas seulement pour toutes les Ă©claireuses du monde, mais pour tout le monde
 afin de t’acquitter un peu de la dette que tu as contractĂ©e envers les hommes connus ou inconnus qui, sans que tu le veuilles et sans que tu le saches, travaillent pour toi, jour aprĂšs jour, parfois si durement. – Travailler pour tout le monde, comment fait-on cela? Je n’ai ni intelligence, ni talent, ni habiletĂ© aucune; que puis-je faire pour les hommes? moi qui ne sais rien! – Tu ne sais rien? Qui te l’a dit? Ne sais-tu pas respecter la propriĂ©tĂ© d’autrui? Quand tu vois un pommier couvert de pommes, et qui ne t’appartient pas, ne laisses-tu pas les pommes sur le pommier? Et quand tu vois un rosier couvert de roses, et qui ne t’appartient pas, ne laisses-tu pas les roses sur le rosier? Adam seul, dans le jardin du Paradis, avant que Dieu eĂ»t créé Eve, avait le droit de prendre tous les fruits de tous les arbres; toutes les fleurs de tous les champs; tous les oiseaux, tous les animaux, les grands et les petits, parce qu’il Ă©tait seul sur terre, et parce que toute la terre lui appartenait. Maintenant, il y a des milliers et des milliers d’hommes entre lesquels il faut partager les choses de la terre, et on ne doit pas prendre ce qui ne nous appartient pas. En respectant la propriĂ©tĂ© d’autrui, tu travailles Ă  maintenir l’ordre et la bienveillance parmi les hommes et tu es solidaire des hommes. N’as-tu pas des Ă©gards pour autrui? Ne sais-tu pas ĂȘtre polie et respectueuse ? Ne sais-tu pas te conduire en honnĂȘte femme? Adam seul, dans le jardin du Paradis, avant que Dieu eĂ»t créé Eve, aurait pu faire toutes les folies qui lui passaient par la tĂȘte; il aurait pu parcourir de nuit les chemins de la terre dĂ©serte, et chanter les chansons les plus tapageuses. Cela n’eĂ»t dĂ©rangĂ© personne; les feuilles des arbres se seraient peut-ĂȘtre Ă©tonnĂ©es, et les Ă©toiles du Ciel ; mais aucun petit enfant n’eĂ»t Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©, aucun malade ne se fĂ»t effrayĂ© puisqu’Adam Ă©tait seul. Mais maintenant, il y a des milliers et des milliers d’hommes et qui vivent trĂšs prĂšs les uns des autres; nos maisons se touchent, et d’appartement Ă  appartement, nous entendons ce qui se passe chez nos voisins, et le bruit du dehors nous arrive par les fenĂȘtres. La nuit a Ă©tĂ© faite pour le repos; respectons le repos de la nuit; soyons silencieuses comme elle. Nous ne devons pas faire toutes les folies qui nous passent par la tĂȘte Ă  cause des autres ; par Ă©gard pour les autres ; par respect pour les autres ; et parce que nous sommes solidaires les uns des autres. Partager
 Ne sais-tu pas partager? donner aux autres un peu de ce que tu possĂšdes? Trouves-tu qu’il est juste que quelques-uns aient tout et d’autres rien? Quand tu rentres Ă  midi de ton travail, tu trouves ton repas, si simple soit-il. Le soir, lorsque tu es fatiguĂ©e, tu peux te coucher sur un lit, si petit soit-il; et, pour sortir, tu as une robe, un manteau, des souliers. Eh bien! aujourd’hui, il y a, dans des pays qui ne sont pas trĂšs Ă©loignĂ©s du nĂŽtre, des enfants de ton Ăąge et d’autres plus petits, qui n’ont pas de nourriture, qui n’ont pas de vĂȘtements et qui n’ont pas de lit. Etre solidaire, c’est ne pas permettre qu’il y ait quelqu’un qui n’ait rien du tout. Etre solidaire, c’est penser aux autres; c’est donner, partager, aider. Et si tu trouves encore que tu ne peux rien faire pour le monde, parce que tu n’es ni un homme de science, ni un homme de lettres, ni un artiste gĂ©nial, ni aucune espĂšce de grand homme, je te dirai ceci Tu es une femme. Un jour, tu seras mĂšre; et tu auras un petit enfant qui sera tien, et qui te ressemblera parce que la nature veut que les enfants ressemblent Ă  leurs parents. Veux-tu donner au monde un enfant comme toi ? Non. – Alors fais de toi ce que tu voudrais que ton enfant soit. Forme ton caractĂšre et façonne ton Ăąme; tu ne peux mieux travailler pour le monde afin de t’acquitter un peu de la dette que tu as contractĂ©e envers les hommes connus ou inconnus, qui, sans que tu le veuilles et sans que tu le saches, travaillent pour toi, jour aprĂšs jour, parfois si durement. Un temps pour toute chose3 Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le ciel. 2 Il y a un temps pour enfanter[a] et un temps pour mourir, un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant, 3 un temps pour abattre[b] et un temps pour soigner, un temps pour dĂ©molir et un temps pour construire. 4 Il y a aussi un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, 5 un temps pour jeter des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour prendre dans ses bras et un temps pour s’éloigner de ceux que l’on prend dans ses bras. 6 Il y a un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour conserver et un temps pour jeter, 7 un temps pour dĂ©chirer et un temps pour coudre, un temps pour garder le silence et un temps pour parler, 8 un temps pour aimer et un temps pour haĂŻr, un temps de guerre et un temps de paix. 9 Quel avantage celui qui travaille retire-t-il de la peine qu’il se donne ? 10 J’ai considĂ©rĂ© les occupations auxquelles Dieu impose aux hommes de s’appliquer. 11 Dieu fait toute chose belle en son a implantĂ© au trĂ©fonds de l’ĂȘtre humain le sens de l’éternitĂ©, sans toutefois que l’homme puisse apprĂ©hender l’Ɠuvre que Dieu accomplit du commencement Ă  la fin. 12 Je sais qu’il n’y a rien de bon pour l’homme hormis se rĂ©jouir et se donner du bon temps durant sa vie. 13 Et aussi que si quelqu’un peut manger et boire et jouir du bonheur au milieu de son dur labeur, c’est un don de Dieu. 14 Je sais que tout ce que Dieu fait durera toujours il n’y a rien Ă  y ajouter, et rien Ă  en retrancher. Et Dieu agit en sorte qu’on le craigne. 15 Ce qui est aujourd’hui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dans le passĂ©, et ce qui sera dans l’avenir a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dans le passĂ©. Oui, Dieu fait se reproduire ce qui appartient au passĂ©. 16 J’ai encore constatĂ© autre chose sous le soleil au tribunal rĂšgne l’iniquitĂ© et au lieu oĂč l’on administre la justice, on rencontre l’iniquitĂ©. 17 Je me suis dit en moi-mĂȘme Dieu jugera le juste et le mĂ©chant, car pour chaque chose et pour chaque acte, il y a un temps pour le jugement. » La mort18 Je me suis dit en moi-mĂȘme, au sujet des humains, que Dieu veut les purger du mal[c] et leur montrer qu’en eux-mĂȘmes, ils ne sont pas plus que des bĂȘtes. 19 Car le sort des humains est identique au sort des bĂȘtes ils meurent les uns comme les autres. Un mĂȘme souffle les anime tous. L’avantage de l’homme sur l’animal est donc nul. Ainsi tout est dĂ©risoire. 20 Tout va vers une mĂȘme destination tout a Ă©tĂ© tirĂ© de la poussiĂšre et tout retourne Ă  l’état de poussiĂšre[d]. 21 Qui connaĂźt l’esprit humain qui monte quant Ă  lui vers le haut, tandis que, de son cĂŽtĂ©, le souffle de la bĂȘte descend vers le bas, Ă  la terre[e] ? 22 J’en ai conclu qu’il n’y a pour l’homme rien de bon sinon de se rĂ©jouir au milieu de ses activitĂ©s, car telle est la part qui lui revient. En effet, qui donc le fera revenir pour qu’il voie ce qui sera aprĂšs lui ? Entre le moment oĂč Dieu nous fait une promesse et son accomplissement, il peut passer un certain temps parfois mĂȘme, beaucoup de temps. Mais voilĂ  Dieu fait toute chose belle en SON temps, et non le nĂŽtre ! Alors si la vision tarde, serrez la promesse sur votre coeur, parce que ce qu'il a dit s'accomplira. TopChrĂ©tien est une plate-forme diffuseur de contenu de partenaires de qualitĂ© sĂ©lectionnĂ©s. 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