Lepeintre et le cinéaste - 11'"Comment faire un film sur un film sur un peintre ?"Ecrit et réalisé par Juliette Pronchery
Ilsétaient tous deux des patrons les Renoir, Pierre-Auguste et Jean. Le premier dans le domaine de la peinture, option impressionniste, le second, fils du premier, dans celui du 7 ème art. L’histoire de leur relation, celle d’un fils à son père, celle d’un créateur à un autre créateur, se nourrit de nombreux fantasmes, bien souvent suscités par le fils prodige, qui
Renoirde père en fils. Auguste Renoir né le 25 février 1841. Il y a le peintre, Auguste Renoir et puis son fils, le cinéaste Jean Renoir. Tous deux ont révolutionné leur art respectif. Retrouvons Jean Renoir évoquer ce père original et talentueux, à travers quelques anecdotes sur sa vie personnelles et son oeuvre. Par la rédaction de
Afinde le stabiliser, le père laisse son fils à sa propre mère. Problème : le fils va y découvrir que son grand-père était un peintre de talent et va Lire plus. I'm A Rocket Man
Sonpère, Ernest Ferdinand Pire, et son fils, Ferdinand Pire, sont également peintres. Son père était également photographe et cinéaste. Sa petite-fille, Danaë Pire, pratique la technique de la peinture sous verre. Œuvres. Ses œuvres sont exposées dans les musées suivants : Musée royal de l'Afrique centrale
Lessolutions pour la définition PEINTRE POUR LE PÈRE, CINÉASTE POUR LE FILS pour des mots croisés ou mots fléchés, ainsi que des synonymes existants. Accueil •Ajouter une définition •Dictionnaire •CODYCROSS •Contact •Anagramme peintre pour le père, cinéaste pour le fils — Solutions pour Mots fléchés et mots croisés. Recherche - Solution. Recherche - Définition
Lepère était peintre, le fils cinéaste Petit renard du Sahara Ville connue pour ses tranchées en 1916 Liqueur fabriquée avec une plante des Alpes Course de voiliers suivant un parcours précis Préféré Poisson qui va vite ! Au Népal, guide haute montagne Plante à fleurs blanches utilisée en parfumerie Vent chaud venu du Sahara
Ladernière fonctionnalité de Codycross est que vous pouvez réellement synchroniser votre jeu et y jouer à partir d'un autre appareil. Connectez-vous simplement avec Facebook et suivez les instructions qui vous sont données par les développeurs. Cette page contient des réponses à un puzzle Le père était peintre, le fils cinéaste.
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Bien sûr, que le fils a une admiration sans bornes pour son père - comment se défaire d'un tel génie - mais l'essentiel est ailleurs ; c'est que les toiles de Renoir sont faites pour être vues dans le calme, dans la sérénité, le temps immobilisé de la peinture, et le cinéma, c'est des images qui bougent. C'est une totale contradiction avec le cinéma. Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt. Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt. Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt. Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt. Le Journal des Idées par Jacques Munier Cette semaine France Culture célèbre le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et aujourd’hui encore elle reste un objectif plutôt qu’une réalité. Pour Amnesty International, elle ne serait même pas adoptée de nos jours. À l’époque, parmi les États membres des Nations Unies qui s’étaient abstenus, L’Afrique du Sud contestait l’égalité de tous les humains, l’Arabie saoudite celle des hommes et des femmes et l’Union soviétique la notion d’universalité. Dans l’ensemble, les choses n’ont guère évolué, elles ont même régressé un peu partout dans le monde. Sur le site d’information et d’analyse AOC, Mireille Delmas-Marty partage le constat d’échec, à commencer par l’article 1 Les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Mais elle insiste sur le caractère dynamique des droits de l’homme, dès lors qu’on les considère comme un processus plutôt qu’un concept fondateur. La spécialiste de l’internationalisation du droit rappelle les nombreux dispositifs que cette déclaration a engendrés, qui contrairement à elle, sont contraignants, notamment les deux Pactes ONU de 1966 sur les droits économiques, sociaux et culturels et sur les droits civils et politiques ou les conventions régionales Convention européenne ou interaméricaine des droits de l’homme, Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ». Ces textes régionaux ont prévu la mise en place de Cours des droits de l’homme, que l’Europe, l’Amérique et l’Afrique ont d’ores et déjà instituées. C’est là, pour la juriste, la meilleure façon d’articuler universalisme et pluralisme elle rappelle la technique juridique mise en place par les juges de la Cour européenne des droits de l’homme CEDH, celle de la marge nationale d’appréciation ». Dans l’ensemble, malgré les échecs et les impasses, la Déclaration universelle des droits de l’homme a engagé un processus d’humanisation progressive et même réciproque », comme l’ont montré, peu après son adoption, les mouvements de décolonisation. Le débat sur la question de l’universalité cache souvent de la part de ceux qui la contestent une volonté de maintenir un ordre établi où les droits de l’individu, hommes et femmes, comptent pour peu. Mariages forcés, excision, traitements dégradants, recours à la torture ou à la surveillance généralisée ne peuvent s’autoriser d’une légitimité culturelle qu’à raison du déni de ce processus d’humanisation ». Comme le souligne, dans la page Débats de La Croix, Magali Lafourcade, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, opposer universalité et diversité est absurde ». La Charte arabe des droits de l’homme s’adosse à la charia et la Chine revendique une tradition confucianiste faisant primer la communauté sur l’individu, ou le droit au développement sur les droits civils et politiques ». Mais il faut considérer les droits humains comme une sorte de filet de protection minimal ». Car on doit pouvoir revendiquer le fait de ne pas être torturé quelle que soit sa culture, les traditions de son pays ou son niveau de développement ! » Et ce type de clause minimale devrait pouvoir faire l’unanimité. Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet Après 3 semaines en détention, Carlos Ghosn a été mis hier en examen pour avoir dissimulé des millions d’euros de revenus au fisc japonais. L’affaire réveille des tensions diplomatico-industrielles. Pourrait-elle être un obstacle au réchauffement Franco-Japonais cette année ? Xavier Martinet s'entretient avec Franck Michelin, professeur à la Teikyo University Faculty of Economics, Tokyo, et membre de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer L'Humeur du matin par Guillaume Erner Il existe un exemple célèbre de reniement politique… Et c’est bien évidemment l’exemple de De Gaulle, chose étrange puisqu’il est probablement aujourd’hui l’homme politique auréolé d’un prestige intact, ce qui ne court pas les ronds-points de par chez nous… Rappeler le souvenir des reniements de De Gaulle n’est pas inutile ces temps-ci, puisque ce que demande une bonne partie des Gilets Jaunes à Emmanuel Macron, c’est de mener une politique située aux antipodes de celle qu’il a défendue pendant la campagne, depuis le rétablissement de l’ISF jusqu’à l’augmentation sensible des bas salaires. Et, le seul homme politique qui a fait cela, en France, à ma connaissance, c’est Charles de Gaulle, lequel a rendu l’Algérie indépendante après s’être exclamé vive l’Algérie française », le 6 juin 1958, à Mostaganem, ville alors située dans le département d’Oran. Mieux que le je vous ai compris » et ajoutant à partir d'aujourd'hui, la France considère que, dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants il n'y a que des Français à part entière. ». Ce vive l’Algérie française témoigne d’une évidence toute la formation de Charles de Gaulle, son milieu, son éthos dirait on, le conduisait à défendre l’Algérie française, plus ou pire encore, à considérer que l’Algérie ne pouvait être que française. Jusqu’à la fin de sa vie, il le pensa, lâchant d’ailleurs au soir de son existence, en 1969, lors d’un diner avec Malraux, cette boutade sibylline l’Algérie restera française comme la Gaule restera romaine ». Cela explique du reste la violence dont il a été l’objet de la part de l’OAS, l’organisation armée secrète, dont le plus doux des slogans à l’encontre du général était De Gaulle démission ». S’il y eut l’attentat du Petit Clamart, c’est bien entendu parce que De Gaulle avait abandonné l’Algérie pour ces conspirateurs pro Algérie française, mais c’est aussi parce qu’ils considéraient que De Gaulle était un des leurs, en somme, qu’ils avaient été trahis par leur propre camp, comme Jean-Marie Bastien-Thiry, l’instigateur de l’attentat, l’expliqua lors de son procès. Tout cela pour dire qu’en France, il est possible de mener une politique strictement orthogonale aux engagements de campagne et rester cependant, dans l’esprit de certains — de la plupart, pourrait-on dire — le plus illustre des français. PetitsMatinsFC
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C'est vrai que ses films n'ont jamais parlé que de ça. Dans Seuls, un homme croit reconnaître sa mère sur une photo oubliée dans un photomaton. Dans Derborence, le personnage veut retrouver son père sous les rochers. La guerre dans le Haut Pays, le dernier, vous arrache des larmes par l'intensité des scènes entre le fils et le père, un homme au cœur pétrifié par la mort sa femme. Au centre de l'œuvre de Reusser l'orphelin, il y a la quête des parents. Le mystère est évidemment ailleurs tous les enfants abandonnés ne deviennent pas des cinéastes de 40 ans, Francis Reusser est allé vivre dans les montagnes, à Evolène. Aujourd'hui seulement, il comprend pourquoi. Il se dit mûr pour faire un travail» sur sa mémoire familiale, un livre peut-être. Ce n'est pas une obsession. Quand même, c'est tellement intéressant».Je n'ai plus personne derrière moi. Pendant le tournage de La Guerre dans le Haut Pays, le dernier membre ascendant de ma famille est mort. C'était ma tante Rose, la sœur de ma mère, une femme formidable. Elle aurait eu 100 ans ces jours-ci. Grâce à elle, par bribes, je commençais à avoir une mémoire, moi, l'orphelin qui ne savais rien. Et ça s'est brusquement interrompu.»En même temps, après son décès, j'ai reçu un vieux carton, où j'ai découvert des photos jamais vues. Dans ces images, je trouve ce que je suis. Par exemple, je n'aurais pas su expliquer mon rapport fasciné aux paysages de montagne. J'ai découvert que l'une des seules photos de ma mère et de mon père ensemble les montre encordés sur le Cervin.»Jusqu'à l'âge de 30 ans, je n'avais jamais vu une photo de ma mère. Elle est morte quand j'avais 2 ans, mon père ne m'en a jamais parlé, et il est mort quand j'en avais 13. Il s'était remarié très rapidement et je suis resté avec ma belle-mère. Le jour de mes 16 ans, dans un bistrot de Vevey, elle m'annonce je ne suis pas ta mère. Je suis littéralement tombé de ma chaise. Une horreur absolue, un gouffre sans fin.»Je ne sais pas pourquoi mon père s'est tu. Il s'appelait André, c'était le fils d'un horticulteur bernois venu s'installer à La Tour-de-Peilz. Il était plâtrier-peintre, il s'est qualifié socialement en devenant patron de bistrot à Bex, ensuite à Vevey, puis il a absolument voulu que j'aille au collège. Je crois qu'il a toujours rêvé d'une autre vie. J'ai le souvenir d'un homme autoritaire, et malheureux. Je crois que perdre sa première femme a été le drame de sa vie. A la fin, il s'est mis à boire, j'ai des images de déchéance, de violence. Le désespoir a été son secret.»Ça me revient, c'est une scène entre mon père et moi. Il m'emmène dans un mazot, comme dans mon film, un endroit imprégné de souvenirs, et il me dit On venait là avec ta mère». Qu'est-ce que j'ai compris, sur le moment? J'ai dû penser qu'il parlait de ma belle-mère, forcément.»J'ai connu la mère de mon père. On l'appelait la mère Reusser, elle tenait un magasin de primeurs. C'était un énorme personnage foisonnant, avec un chapeau à plumes, et qui fumait des Laurens orange à bout doré. Elle entre dans le seul souvenir joyeux avec mon père c'est en hiver, on a fait la descente Sonloup-Les Avants en bob à quatre. On a basculé dans un virage et je vois ma grand-mère couverte de neige avec son chapeau à plumes. Elle aussi, avec ses cigarettes à la turque, elle devait rêver d'autres horizons.»Tardivement, j'ai su que mon père avait deux frères. Le premier, Albert, un peu dingue, mort jeune, et l'autre, un homme magnifique, qui transportait toutes les vertus du monde. Mort très jeune, lui aussi. On m'a dit son prénom Francis.»Le jour où mon père est mort, j'étais au collège à Vevey, une voisine est entrée en classe et elle a dit, fort Il faudrait que Francis Reusser vienne avec moi, son père est mort.» Comme ça. On ne me l'a pas montré, je n'ai vu que son cercueil, ça aussi, c'est terrible. Sur le moment, à l'église, je n'ai pas pleuré. Des gens ont dit Cet enfant a le cœur sec.»»Ma mère s'appelait Elisa. Elle venait d'une famille d'immigrés huguenots haut-savoyards, probablement de souche aristocratique puisque leur nom, Langin, est celui d'un village. D'après ma tante, c'était une femme très douce, intelligente, d'une grande beauté. Elle est morte de sclérose en plaques. Sur les deux ans qu'elle a vécus après ma naissance, elle en a passé un à l'hôpital. On ne s'est vraiment pas connus.»Ma belle-mère, elle, venait d'une famille de paysans fribourgeois. Elle m'a élevé le mieux possible. Son père, Fridolin, m'a servi de grand-père. Il était accordéoniste et on jouait ensemble, le samedi soir, au bistrot, où il y avait un pont de danse. A la mort de mon père, ma belle-mère a repris le bistrot. Quand j'ai eu 16 ans, elle est partie. J'étais en échec scolaire, elle avait rencontré un homme qui ne voulait pas de moi. Je crois qu'elle est partie plus par fatigue que par lâcheté, je ne lui en veux pas. Sauf que pour moi, c'était un nouvel abandon, et ça a été le début de la catastrophe. Je me suis retrouvé en maison d'éducation à Genève, arrêté pour de petits vols. Ma belle-mère est encore vivante, je ne voudrais surtout rien dire qui la blesse.»J'ai aussi le souvenir de ma grand-mère maternelle, mémé, une très vieille dame qui habitait Zermatt avec ma tante. Rose s'y était installée en 1932, elle avait mené une vie mouvementée, elle était allée en Allemagne avant-guerre, comme nounou, puis elle avait épousé un ancien ouvrier des carrières de Roche. Elle tenait un bazar dans ce Zermatt de l'après-guerre et des grands hôtels. C'est là que j'ai passé toutes mes vacances. Je me souviens des soldats américains qui distribuaient des chewing-gums. C'est le seul endroit au monde où je retrouve une odeur d'enfance.»C'était tante Rose». Est-ce que je la prenais pour la sœur de ma belle-mère? Je crois plutôt que je ne me suis jamais posé la question. Les liens familiaux, je ne savais pas ce que c'était. Avec mon père, j'ai vécu au bistrot. C'est une tribu, dans un espace public. Plus tard, ça a continué, j'ai vécu dans les bistrots.»Quand ma belle-mère est partie, tante Rose, qui avait déménagé à Roche, a proposé de me prendre chez elle. J'y suis allé quelques mois. Je venais d'apprendre l'existence de ma mère, mais ce n'est que bien plus tard que j'ai posé des questions. La famille, c'était quelque chose hors de ma vie. Et en même temps, l'inconscient travaillait, puisque dans mes films, je n'ai jamais parlé d'autre chose que du lien avec le père, avec la mère.»C'est à 38 ans, au moment où je suis devenu père à mon tour, que j'ai eu besoin de savoir qui j'étais. Je tournais Seuls, et dans le film, Niels Arestrup fouille dans l'appartement de ma tante, il tire d'un vieux carton des photos, une mèche de cheveux, un collier. Ce carton est authentique, on l'avait sorti à l'occasion du tournage. Les photos, je les avais vues, mais la mèche de cheveux de ma mère, je l'ai découverte à ce moment-là.»Quand j'ai commencé à friser la délinquance, ma tante, la pauvre, a baissé les bras. Elle ne comprenait plus qui j'étais. Je m'en suis sorti grâce au directeur du centre de Chevrens, Louis Emery. Un homme magnifique, qui nous a éduqués comme il éduquait ses propres enfants en leur fournissant un modèle. Il a 70 ans, il vient à toutes mes premières, il est encore beau comme un Dieu. Même si ça fait ringard, j'ai envie de dire qu'il a le regard franc et net que ça fait du bien dans un monde où on ne croise plus le regard de personne. C'est grâce à lui que je suis entré à la TV. Dans les pires moments, il a été là, il ne m'a pas abandonné, lui.»A mon fils, j'ai surtout parlé de ma crise d'adolescence. Il a les cheveux rouges et verts, il a arrêté l'école, et suit le Conservatoire d'Art dramatique à Lausanne. Le dernier des Reusser a pris son envol.»Attendez, maintenant que j'y pense, il y a encore quelqu'un. J'ai une cousine, qui doit être la fille de Francis, le frère de mon père. Elle faisait de la danse, à La Tour-de-Peilz, elle était jolie comme tout, je me souviens parfaitement de son visage, je pourrais le peindre. Je crois qu'elle vit aux Ormonts, j'ai reçu une carte postale il y a dix ans. Je pourrais aller la voir. On a montré le film à Aigle, pourquoi n'est-elle pas venue? Qui sont vos parents, et les parents de vos parents? Tous les samedis, les invités de cette page Filiations» acceptent de répondre cette petite, et très grande, question.
Vous connaissez son nom, retenez bien son prénom ! Carmen Kassovitz a dévoilé son talent, majeur, alors qu’elle était encore mineure, dans le rôle d’Alma, la jeune femme dont s’éprend Lux pseudonyme de Lucas, le protagoniste dans la série Stalk. Alors que la série sur le hacking revient ce vendredi sur la plateforme France TV Slash pour une saison 2 encore plus sombre et plus intense, 20 Minutes dresse le portrait d’une star en devenir. Elle est chanteuse, actrice, elle danse… Et ça fonctionne. Elle fait des castings, les gens l’aiment bien », saluait son papa, Mathieu Kassovitz, en août 2020 dans les colonnes du Parisien. "Stalk", c’était un défi »Carmen Kassovitz fait ses premiers pas au cinéma en 2019 dans Camera Obscura, un court-métrage féministe de Mary Noëlle Dana & Sonia Sieff. Puis, elle tourne la première saison de Stalk. J’avais 17 ans à l’époque. C’était un défi parce que dans la première saison, j’ai des scènes un peu sexuelles, des scènes très dures à jouer. Du coup, ce n’était pas facile tous les jours, mais cela m’a bien formée », raconte Carmen Kassovitz que 20 Minutes a rencontré au dernier Festival de la Fiction TV de la Rochelle où la saison 2 de Stalk a raflé le prix de la meilleure fiction 26’ ainsi que celui de la meilleure musique. Aux côtés du réalisateur Simon Bouisson, la jeune actrice apprend comment jouer avec la caméra ». Dans Stalk, on fait des plans compliqués, j’ai fait des scènes où je devais parler à un morceau de scotch, relate la comédienne. Stalk donne, je pense, une capacité à s’adapter extrêmement vite aux situations, ça c’est assez cool. Je suis très reconnaissante de cela. »Le jeu, elle est tombée dedans toute petite. Ma mère est prof de théâtre », lance-t-elle d’emblée quand on l’interroge sur l’origine de sa vocation. Sa mère, la comédienne Julie Mauduech, a été notamment vue dans les films Métisse et La Haine de Mathieu Kassovitz. Toute ma famille est dans le domaine artistique »Et d’ajouter Toute ma famille est dans le domaine artistique depuis des générations. Il n’y a pas que mon père il y a mon grand-père, et ma grand-mère est écrivaine et peintre. » Petit-fils du dessinateur hongrois Félix Kassowitz, Mathieu Kassovitz est le fils du cinéaste et romancier Peter Kassovitz et de Chantal Rémy, monteuse et scénariste. Camille Mauduech, la tante de Carmen, est également réalisatrice de documentaires. J’ai toujours été dans l’artistique. J’ai fait beaucoup de danse, beaucoup de théâtre, du coup avec ma mère depuis que je suis petite. J’ai toujours voulu faire un métier qui se passe sur scène. A un moment, j’ai voulu être danseuse mais c’est très compliqué d’atteindre ce niveau-là. Oui, pour moi, c’était une évidence de travailler dans l’artistique », relate Carmen vocation qu’elle a mis du temps à admettre. En grandissant, je disais "je n’ai pas envie d’être comédienne" parce que je n’avais pas envie de forcément les suivre. Mais finalement, c’est ma passion, c’était évident à l’intérieur en fait depuis que je suis toute petite. »Dans Stalk, Carmen Kassovitz campe la mystérieuse » Alma, que l’actrice juge parfois un peu trop râleuse. Elle a des espèces de pics d’énervement sur des sujets qui, moi, ne me touchent pas forcément. » Un personnage que Carmen Kassovitz a cependant abordé avec beaucoup d’affection » Je me suis très attachée à cette jeune fille. Ce n’est pas un rôle de composition énorme, puisqu’il y a vraiment des parts de ma personnalité qui se projettent dans Alma. Après, j’essaie de pas être trop proche parce que sinon cela ne sert plus à rien de jouer. » Tout va sortir en 2022, je suis assez excitée ! »Dans cette deuxième saison, Alma, partie au Canada en quête d’elle-même », va jouer la psychologue de Lux ». Stalk aura toujours une très grande place dans mon cœur, parce que c’est grâce à Stalk que mes autres projets sont arrivés. Stalk m’a vraiment permis de faire plein de choses. Du coup, j’ai un vrai attachement envers Alma et cette série », sera prochainement à l’affiche non pas d’un, mais de quatre longs-métrages. J’en ai quatre ! Ils ne sont pas encore sortis parce qu’avec le Covid, cela a pris beaucoup, beaucoup de retard. Tout va sortir en 2022, je suis assez excitée ! »Au menu, L’Eté nucléaire, un film qu’elle a tourné sous la direction de Gaël Lépingle en 2019, et dans lequel elle retrouve Manon Valentin de Stalk. C’est un film tourné à la pellicule, c’est génial d’avoir pu tourner à la pellicule quand tu es jeune, c’est absolument génial ! », se réjouit-elle, des étoiles plein ses grands yeux Kassovitz participe aussi à la coproduction A Girl’s Room. Je partage l’affiche avec une super comédienne finlandaise qui s’appelle Elsi Sloan, c’est son premier tournage. C’est cool, il s’agit d’un thriller un peu psychologique. »Elle a aussi participé à Ma nuit d’Antoinette Boulat, présenté notamment à la Mostra de Venise et au TIFF Festival international du film de Toronto. Enfin, les spectateurs pourront la voir dans Tempête du Québécois Christian Duguay, l’adaptation du roman Tempête dans un haras de Christophe Donner. C’est absolument génial d’avoir pu faire ce film parce que je monte à cheval depuis que je suis bébé et d’avoir pu tourner avec Christian Duguay, c’est un honneur. » Si j’ai une carrière, on verra bien »Bref, des débuts prometteurs. Si j’ai une carrière, on verra bien », rétorque la jeune femme de 20 ans, la tête sur les épaules. Tourner avec ou sous la direction de son père ? Ce n’est pas quelque chose qui me démange. Tout dépend du projet, si cela a du sens, pourquoi pas ? Mais, si c’est juste gratuit pour mettre le père et la fille ensemble pour faire des entrées… Après tourner et travailler avec quelqu’un de sa famille, cela peut être compliqué Cela arrivera peut-être, qui sait ? »Dans quelques années, c’est derrière la caméra que la jeune femme se verrait bien. On n’est pas que devant la caméra, on parle des acteurs, mais on est une équipe avec les techniciens, la régie, avec tout le monde. Moi je dis cela, je suis jeune, donc en fait, j’ai encore les yeux comme ça. J’espère que j’aurais toujours des yeux comme ça. » Son ambition ? Ce que j’aime, c’est l’animation. J’aimerais bien réaliser un jour un film d’animation, ce serait un rêve quand même. »
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